Bonneuil en Berry

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Gratuit payant

merci à notre veilleur...
 
Certains sites Internet n’hésitent pas à faire payer à leurs utilisateurs des démarches administratives qui peuvent être effectuées gratuitement ailleurs. À fuir.

Consulter le nombre de points restant sur son permis de conduire, demander un certificat de non-gage pour son véhicule, un extrait d’acte de naissance… toutes ces démarches et bien d’autres se font désormais en ligne. Plus besoin de se déplacer à la préfecture ni d’envoyer de courrier à sa mairie, quelques clics suffisent. En général, la procédure est simple et rapide et, surtout, gratuite. À condition de passer par la plateforme officielle. Car de nombreux sites alternatifs commerciaux n’hésitent pas à faire payer, parfois très cher, les mêmes formalités : jusqu’à 29,90 € pour une carte grise (en plus du montant de la carte), 39 € pour un extrait de casier judiciaire, 50 € pour un extrait d’acte de naissance… S’il en est qui affichent clairement leurs tarifs, d’autres sont plus discrets sur le prix qui sera réellement payé (voir encadré). À les croire, ces tarifs se justifieraient par l’accès à des services complémentaires : ici une aide personnalisée, là un envoi « sous pli sécurisé », là encore l’accès à une bibliothèque juridique… Autant de services d’un intérêt douteux et dont beaucoup de clients n’ont pas du tout conscience.

Certains de ces sites ne demandent pas d’argent, mais, en échange, récupèrent des données personnelles, affichent de la publicité ou poussent leurs visiteurs vers d’autres services payants, tels des stages de récupération de points de permis ou la confection de plaques d’immatriculation.

Facile de se faire avoir

Ces sites ont beau préciser n’avoir aucun lien avec les services de l’administration, tout est fait pour tromper les internautes les moins méfiants : un nom reprenant l’intitulé du service ou de l’acte, une mise en page austère, le tout coloré d’un peu de bleu-blanc-rouge pour faire plus « officiel ». L’autre particularité de ces espaces est leur référencement judicieux dans les moteurs de recherche. Il suffit en effet de saisir le nom du service ou du document administratif souhaité pour qu’une myriade de liens vers des sites commerciaux apparaisse avant même la plateforme officielle. Une stratégie tellement bien pensée que, en octobre dernier, la préfecture des Pyrénées-Atlantiques (64) s’est elle aussi fait piéger. Pour dénoncer une arnaque liée aux points de permis de conduire, elle avait dirigé ses internautes vers l’un de ces sites plutôt que vers la plateforme officielle. Comme quoi, tout le monde peut se laisser prendre.

Cher, pour du gratuit

Notre test le montre : pour la prestation comme pour la qualité du service fourni, mieux vaut, la plupart du temps, passer par la plateforme officielle.

L’automobile

> Se procurer un certificat de non-gage

Le site officiel

Les sites alternatifs commerciaux

  • Declarationdecession.com gratuit
  • Certificat-nongage.net 1 € + 48 €
  • Certificat-de-non-gage.fr gratuit

Sur chacun des sites, la procédure est très simple. En quelques minutes, on récupère au format PDF ce document indispensable pour vendre un véhicule d’occasion. Ce service est gratuit sur Declarationdecession mais le site propose une aide téléphonique facturée 2,99 € l’appel. Certificat-de-non-gage.fr, gratuit aussi, en profite pour récolter moult informations sur le véhicule (marque, modèle, kilométrage…) et sur son propriétaire (coordonnées, date de naissance, projet d’achat de voiture, etc.). Autant de données qui seront revendues à des fins commerciales. Et de la publicité s’affiche sur l’écran avant de rediriger l’utilisateur vers la plateforme officielle. Certificat-nongage.net est le seul à nous avoir spontanément proposé de l’aide en constatant que l’on avait un problème pour remplir le formulaire (nous avions saisi « M. » pour « monsieur » devant notre nom, ce qui ne fonctionnait pas). Une fenêtre s’est ouverte et un conseiller nous a apporté une aide salutaire. Mais ce service coûte cher : 1 € + 48 € de frais cachés pour le traitement et l’assistance en ligne.

 

1 € à payer ? C’est sans compter les 48 € indiqués en caractères minuscules.

> Consulter le solde de points de son permis de conduire

Le site officiel

Les sites alternatifs commerciaux

  • Telepoints.info gratuit
  • Telepoints-fr.com gratuit
  • Tele-points.net gratuit

Grâce au service Télépoints, il est désormais possible de consulter en ligne le nombre de points restant sur son permis de conduire. Pour cela, il faut au préalable avoir obtenu un code confidentiel (les sites alternatifs proposent souvent de générer un courrier à envoyer à la préfecture). Avec ce code, la consultation des points est gratuite quel que soit le site, mais les trois sites alternatifs nous ont proposé de souscrire à leurs stages de récupération de points, contrairement à la plateforme officielle.

> Les autres plates-formes officielles

  • Déclaration de cession d’un véhicule : https://mon.service-public.fr.
  • Obtention d’une carte grise ou d’un duplicata de permis de conduire : le site Internet de votre préfecture.

L’état civil

> Obtenir un extrait d'acte de naissance

Le site officiel

Les sites alternatifs commerciaux

  • Extraitactedenaissance.com 1 € + 49 €
  • https ://etatcivil.org 34 € HT
  • https ://acte-naissance.juridiqueo.com 1 € + 69 €/2 mois + 9,90 €/2 mois

Ce document nécessaire à l’obtention d’une carte d’identité ou d’un passeport est fourni par la mairie du lieu de naissance. La demande peut se faire en ligne et le document est reçu par voie postale. Seule contrainte pour accéder à la plateforme officielle : disposer d’un compte personnel sur le site Mon.service-public.fr. Une fois le compte ouvert, la procédure est simple. Idem sur les sites commerciaux, sauf que le service y est payant et le prix mal indiqué. Etatcivil.org indique le prix hors taxe (34 €, soit plus de 40 € TTC). Sur les deux autres sites, seul 1 € est affiché clairement. Il faut se plonger dans les petites lignes pour découvrir qu’Extraitactedenaissance gonfle sa facture de 49 € au titre des « frais de traitement administratif » et que sur Juridiqueo, le paiement déclenche d’office un abonnement de 69 € tous les deux mois, en alternance avec une mensualité de 9,90 €, qui donne accès à des guides pratiques et à un coffre-fort numérique dont on peut douter de l’utilité.

> Les autres plates-formes officielles

Divers

> Recevoir son extrait de casier judiciaire

Le site officiel

Les sites alternatifs commerciaux

  • Casier-judiciaire.org 19,90 €
  • https ://casier-judiciaire.juridiqueo.com 1 € + 69 €/2 mois + 9,90 €/2 mois
  • https ://casierjudiciairenational.org 39 €

Pour postuler à certains emplois, le bulletin n° 3 de son casier judiciaire est nécessaire. Depuis longtemps, on peut faire cette demande en ligne. Le document est reçu par voie postale. Là encore, la procédure est simple et gratuite sur la plateforme officielle. Casier-judiciaire.org et Casierjudiciairenational.org. justifient leurs tarifs par une série de services à l’intérêt limité. Juridiqueo cache les mêmes abonnements que pour les actes de naissance.

Des recours limités

Vous vous êtes laissé abuser par l’un de ces sites ? Le plus important est de vérifier que vous n’avez souscrit aucun abonnement. Si tel est le cas, résiliez-le. Vous pouvez signaler tout abus sur le site Internet-signalement.gouv.fr. En revanche, récupérer les sommes versées sera plus compliqué. Le mieux est de penser, pour vos prochaines démarches, à passer par le site Service-public.fr qui recense les plates-formes officielles.


17/01/2016
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Bougies et bâtons d'encens

 
A partir d'un extrait d'article de la revue "Que choisir"
 
 

Après les émissions des sprays assainnissants et des aérosols désodorisants, cap sur les encens, les bougies, le Papier d’arménie et les parfums d’intérieur qu’on chauffe. De mal en pis…

Les encens - Un cocktail de cancérogènes

Nos résultats de laboratoire sont effarants. Brûler un bâtonnet fait respirer un concentré de polluants cancérogènes qu’on ne devrait jamais retrouver dans l’air d’un logement. Entre benzène, formaldéhyde et particules fines, on cumule ce qu’il y a de pire, et à des teneurs significatives. Il ne s’agit pas de traces à peine détectables mais de concentrations qui dépassent parfois les valeurs recommandées pour l’air intérieur, alors qu’on est en présence d’une seule source de pollution qui peut s’ajouter à d’autres. On respire un air qui contient de 6 à 26 µg/m3 de benzène en fin de combustion quand on brûle les encens testés. Pour un cancérogène qui agit par inhalation, c’est préoccupant. Compte tenu de sa toxicité, il est indispensable de limiter au maximum son exposition au benzène. Pour le formaldéhyde, lui aussi cancérogène par inhalation, les pics atteignent de 12 à 52 µg/m3 pour une recommandation fixée à 50 µg/m3 sur le court terme et une teneur qui ne devrait pas excéder en moyenne 10 µg/m3 dans les logements sur le long terme, notamment pour se protéger de ses effets cancérogènes. L’air de la pièce se charge également en particules fines à de fortes concentrations, plusieurs centaines de microgrammes par mètre cube d’air, alors que la recommandation de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) est de 25 µg/m3 en moyenne sur 24 h. De plus, les encens émettent de l’acroléine, un irritant si puissant que le seuil acceptable dans l’air intérieur est très bas, même sur le court terme. Tous les encens le chargent en teneurs bien supérieures. Les contaminants que les encens font respirer figurent sur la liste des polluants les plus prioritaires en termes de santé publique. Le formaldéhyde et le benzène sont les deux substances les plus « hautement prioritaires » du classement établi par l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur, et l’OMS classe le benzène parmi les dix produits chimiques qui posent un problème majeur de santé publique. Que Choisir conseille de se débarrasser de ses cônes ou de ses bâtonnets d’encens. Les deux formats polluent gravement, et le bâtonnet est encore plus émissif que le cône. Ils ont beau être fabriqués « dans le respect de la tradition », être « élaborés à partir d’ingrédients naturels » et « sans produit chimique nocif ajouté », précise Maroma, ce sont les pires parfums d’ambiance. Avec les teneurs en benzène qu’ils relarguent, les encens devraient être interdits de vente le jour où l’étiquette « polluants » sera imposée aux parfums d’intérieur. En attendant que la réglementation évolue, la mention « émet des composés cancérogènes » ne serait pas superflue.

Les bougies - Le pire côtoie l’acceptable

Six bougies testées, dont une qui n’est pas émissive du tout, trois qui le sont peu et deux qui le sont trop. Avec des résultats aussi disparates, difficile de donner un conseil d’achat. Tant qu’il n’y aura pas d’étiquetage des émissions de polluants, impossible de savoir quelles sont les bougies non émissives. Or, tomber par hasard sur l’Air Wick Perlsessence c’est ennuyeux, on respire trop de particules fines. Parfumer avec l’Iba Fleur de tiaré est encore plus déconseillé. « Son parfum intense et sophistiqué aux notes florales de tiaré est une véritable invitation au voyage », annonce l’emballage. Mais la bougie émet du formaldéhyde, de l’acroléine et des particules fines, à des teneurs certes très inférieures à celles des encens, mais pour des substances aussi préoccupantes, c’est encore trop.

Brûle-parfum et photophore - Ça passe pour nos deux échantillons

Que ce soit dans le brûle-parfum ou le photophore, les huiles essentielles ne brûlent pas, elles sont chauffées indirectement par la bougie. C’est le cas avec les deux références testées : huiles essentielles d’ambiance composition désodorisante de Quésack dans le photophore Orion de la marque, et le concentré Ambre d’Esteban sur le brûle-parfum ­Terrebrune de Nature & Découvertes. Il semble que ce chauffage indirect soit une façon peu polluante de parfumer son intérieur. Sans être nulles, les émissions sont faibles.

Le Papier d’arménie - Dangereuses particules fines

On est soulagé quand on compare les émissions du Papier d’arménie à celles des encens. Les teneurs en polluants envoyées dans l’air de la pièce sont nettement plus basses. Mais pas anodines. Si les émissions de benzène sont trop minimes pour être vraiment inquiétantes, brûler une petite feuille de Papier d’arménie charge l’air en acroléine et en particules fines à des niveaux inacceptables. À la fin des quelques minutes de combustion, la valeur fixée pour les effets à court terme de l’acroléine (7 µg/m3) est dépassée. Et concernant les dangereuses particules fines, la lamelle de Papier d’arménie émet autant qu’un cône d’encens, autrement dit beaucoup trop. « Le plus ancien désodorisant naturel de l’air ambiant » charge l’air du logement d’un composé très irritant et de particules fines, Que Choisir le ­déconseille vivement.

 

 


13/11/2015
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